Pensée du lundi 21 août

« Lorsque le soleil est voilé par les nuages, il n’a pas disparu, il continue à répandre sa lumière et sa chaleur.
Quand enfin les nuages se dissipent ou si nous pouvons nous élever assez haut dans l’atmosphère, nous constatons qu’il est toujours là.
C’est un phénomène analogue que nous retrouvons dans notre vie intérieure.

Comme le soleil, Dieu est toujours là, présent, immuable, et Il envoie sa lumière (sa sagesse) et sa chaleur (son amour) à toutes les créatures.
Mais si par des pensées, des sentiments et des désirs dés-harmonieux, égoïstes, malveillants, ces créatures laissent se former des nuages en elles, elles seront privées de cette lumière et de cette chaleur.
Alors, au lieu de se plaindre que Dieu n’existe pas ou les a abandonnées, elles doivent comprendre que si elles se sentent dans l’obscurité et dans le froid, elles en sont les seules responsables : elles doivent tout faire pour s’élever au-dessus des nuages. »

Omraam Mikhaël Aïvanhov

Pensée du dimanche 20 août

« Combien de gens sont là, effondrés, parce qu’ils se sentent trahis !
Ils répètent : « Mais comment est-ce possible ? Il m’avait promis… elle m’avait juré… »
C’est entendu, on leur avait fait la promesse de ne jamais les abandonner, de toujours les aimer, les aider, les soutenir, et ils y croyaient.
Mais ils ne devaient pas être si crédules !
Comme les enfants, la majorité des hommes et des femmes font des promesses qu’ils croient vraiment pouvoir tenir.
Au moment où ils promettent, quelles que soient ces promesses, le plus souvent ils sont sincères, ils sont persuadés qu’ils agiront comme ils l’ont dit.
Mais ils ne se connaissent pas, ils ne savent pas combien ils sont faibles, instables, inconstants, et alors, le moment venu, ils flanchent, ils oublient.
C’est normal, il faut savoir d’avance qu’il peut toujours en être ainsi.

Si vous voulez n’être jamais déçu, efforcez-vous d’être lucide…
Ne demandez jamais aux humains de prendre des engagements qu’ils risquent de ne pas tenir.
Même avec la meilleure volonté du monde, ils seront incapables de répondre à votre attente. »

Omraam Mikhaël Aïvanhov

Pensée du samedi 19 août

« Rendre gloire à Dieu…  »
Pour comprendre ce que ces mots signifient il faudrait que ceux qui les lisent ou les entendent soient moins obnubilés par les gloires humaines.
Combien de naïfs ou d’ignorants imaginent Dieu comme un de ces monarques tyranniques et vaniteux qui réclament qu’on célèbre leurs richesses, leurs mérites, leurs exploits, et qui ne sont satisfaits que s’ils font de l’ombre à tous ceux qui les entourent !
Dieu n’a pas besoin de nous pour chanter ses mérites, tout ce que nous pouvons dire à son sujet ne Lui ajoute rien, nos mots sont si pauvres !
Et tout l’univers et les hiérarchies angéliques chantent déjà sa gloire.
C’est nous qui avons besoin de Le glorifier afin d’entrer dans sa lumière.
Et pour glorifier le Seigneur, il ne suffit pas non plus de répéter à l’infini qu’Il est grand, puissant et sage.
Nous glorifions le Seigneur en travaillant à purifier nos pensées, nos sentiments, nos désirs, nos actes.
C’est ainsi que nous entrerons dans la gloire divine, et partout où tombera un rayon de cette lumière, nous serons aussi présents. »

Omraam Mikhaël Aïvanhov

Pensée du vendredi 18 août

« Parce que les humains n’ont jamais étudié les conséquences lointaines d’une pensée, d’une parole, d’un acte, ils ne savent pas où leur refus des règles morales va les entraîner.
S’ils avaient plus de discernement, ils sentiraient qu’au moment même où ils rejettent ces règles, ils s’affaiblissent, car ils ouvrent la porte à des puissances ténébreuses qui s’emparent d’eux et les ligotent.
C’est une loi : moins on contrôle ses pensées, ses désirs, ses caprices, plus on devient esclave.

Vous dites que vous voulez être libre de satisfaire tous vos désirs ?
Bien, mais sachez d’avance que c’est le chemin direct vers l’esclavage.
Vous serez esclave de vous-même, ou plutôt de forces intérieures très primitives qui vous terrasseront et vous domineront complètement.
La vraie liberté commence par la maîtrise de soi.
Lorsque les sages conseillent de maîtriser ses impulsions, ce n’est pas pour le plaisir de brimer les humains, mais parce qu’ils savent que l’absence de maîtrise ouvre le chemin du déséquilibre, de la maladie et de la mort. »

Omraam Mikhaël Aïvanhov

Pensée du jeudi 17 août

« Du désordre à l’ordre, du chaos à l’harmonie, telle est la loi de la création, et partout dans l’univers on observe cette loi.
Oui, partout, sauf dans ce que nos contemporains s’obstinent à appeler de l’art et qui n’est en fait le plus souvent qu’un retour à l’informe.
On regarde une peinture, une sculpture sans pouvoir distinguer ce qu’elles représentent ; des sons inarticulés passent pour du chant et une cacophonie pour de la musique ; des mots jetés les uns à côté des autres sont présentés comme de la poésie et des mouvements désordonnés comme de la danse…

L’intelligence de la nature vivante travaille toujours dans le sens de la différenciation et de l’organisation.
Regardez : une seule cellule se divise, se multiplie, et au bout de quelques mois apparaît une créature humaine ou animale extraordinairement structurée.
Est-ce qu’il faut prendre maintenant le chemin inverse et redevenir unicellulaire ou informe, chaotique ?
Comment se fait-il que les artistes, qui sont par définition des créateurs, n’aient pas compris à quelle loi leurs créations doivent obéir ? »

Omraam Mikhaël Aïvanhov

Pensée du mercredi 16 août

« Comment se sont faites les révolutions ?
Était-il nécessaire que tous soient des hommes politiques, des juristes, des philosophes, des savants, des généraux ?
Non, mais tous étaient là réunis, savants et ignorants, capables et incapables, faibles et forts, et ensemble ils ont remporté la victoire.
Tous les jours de tels événements sont rapportés dans des livres, des journaux, à la radio, à la télévision, mais on n’a pas su les interpréter.
Vous direz : « Mais qu’y a-t-il tellement à interpréter ? »
Beaucoup de choses, et en particulier le fait que pour obtenir des résultats, c’est la quantité des gens réunis pour les demander qui compte.
Qu’il y ait dans cette foule quelques malades ou quelques ivrognes, c’est secondaire.

L’important c’est que même malades, même ivrognes, ils soient avec les autres pour réclamer le changement.

Et pour la réalisation du Royaume de Dieu, qu’est-ce qui compte ?
Bien sûr, chacun de son côté doit faire l’effort de grandir intérieurement, d’avancer de plus en plus dans la voie du bien.
Mais l’essentiel, c’est d’être tous ensemble à le demander pour être enfin entendus. »

Omraam Mikhaël Aïvanhov

Pensée du mardi 15 août

« Occupez-vous de réviser tout ce que vous avez accepté jusqu’à maintenant comme connaissances, idées, opinions ; étudiez-les bien et demandez-vous si elles sont en accord avec la philosophie initiatique que vous recevez.
Si oui, soulignez-les, renforcez-les, approfondissez-les.
Mais si ce sont des notions qui vont à l’encontre de cette philosophie, sachez qu’elles vont vous égarer, vous créer des difficultés.
Alors rejetez-les.
Cela vous paraîtra d’abord difficile, impossible même, mais vous vous sentirez ensuite tellement dégagé et libre, vous y verrez tellement plus clair !

Si, pour le moment, vous tâtonnez encore dans l’obscurité, si vous vous sentez toujours hésitant, tiraillé, entravé, c’est parce que vous êtes encombré de trop de choses qui vous alourdissent et obscurcissent votre regard.
Il est temps de faire un triage.
Entrez en vous-même et tâchez de découvrir ce que vous devez rejeter et ce que vous devez conserver : vous vous sentirez allégé et vous y verrez plus clair. »

Omraam Mikhaël Aïvanhov

Pensée du lundi 14 août

« Non seulement le plaisir n’est pas le bonheur, mais c’est souvent la recherche acharnée du plaisir qui empêche de trouver le bonheur.
Le plaisir est une sensation momentanément agréable qui pousse les humains à croire qu’en la prolongeant le plus longtemps possible, ils seront heureux.
Eh bien, non.
Pourquoi ?
Parce que ces activités qui leur procurent rapidement et facilement une sensation agréable ne se situent pas, la plupart du temps, sur un plan très élevé : elles ne touchent que le corps physique, peut-être le cœur et un peu l’intellect.
Or, on ne peut pas être heureux quand on cherche à satisfaire uniquement le corps physique, le cœur ou même l’intellect, car ce sont des satisfactions limitées et éphémères.

Contrairement au plaisir, le vrai bonheur n’est pas une sensation de l’instant, il concerne la totalité de l’être, c’est-à-dire aussi l’âme et l’esprit.
Quelqu’un ou quelque chose vous plaît, vous semble attirant, sympathique ?
Ne vous précipitez pas.
Utilisez ces critères et demandez-vous si c’est vraiment là que vous trouverez le bonheur. »

Omraam Mikhaël Aïvanhov

Pensée du dimanche 13 août

« Le sentiment de solitude est l’une des plus grandes souffrances que les humains puissent éprouver.
Chacun a besoin de trouver celui ou celle avec qui il peut partager ses pensées, ses émotions, ses aspirations, un être avec lequel faire chaque jour des échanges harmonieux.
Cet être idéal est évidemment très difficile à trouver, et combien de livres ont expliqué la douleur, l’angoisse, le sentiment d’abandon ressentis par des hommes et des femmes qui ne parvenaient pas à trouver ce que certains ont appelé l’âme sœur !

Mais la vérité c’est que l’âme humaine ne peut être remplie définitivement et complètement que par Dieu.
Celui qui veut sentir chaque jour qu’il n’est pas seul, qu’il est entouré d’êtres qui l’aiment et le comprennent et qu’il est lui-même rempli d’une immense présence faite de joie et de lumière, doit s’unir à Dieu dans ses manifestations que sont la sagesse, l’amour et la vérité.
Car Dieu est amour, sagesse et vérité.
Pour celui qui met l’amour dans son cœur, la sagesse dans son intellect et la vérité dans sa volonté, la solitude n’existe pas. »

Omraam Mikhaël Aïvanhov

Pensée du samedi 12 août

« Certaines personnes entreprennent d’assumer le rôle de guide spirituel sans se rendre compte qu’elles ne possèdent pas les facultés et les qualités nécessaires : la sagesse, l’amour, le désintéressement, le discernement, la patience…
Elles ne savent pas que si elles n’ont pas reçu l’approbation du Ciel, il est très dangereux de prendre sur leurs épaules cette tâche écrasante.

Pour assumer la tâche de guide spirituel, il faut avoir reçu un diplôme.
Oui, dans le monde spirituel aussi on reçoit des diplômes : les esprits lumineux qui nous ont envoyés sur la terre nous observent, nous mesurent, et s’ils voient un être qui a réussi à passer les examens imposés par la vie, ils lui remettent un diplôme qui lui donne à son tour le droit d’enseigner.
Et où est ce diplôme ?
En tout cas, ce n’est pas un papier qui peut être détruit : c’est comme un sceau imprimé sur le visage et sur tout le corps ; il fait partie de l’homme lui-même, il révèle les succès qu’il a remportés par un travail sur lui-même, un travail de tous les instants.
Les humains ne le voient peut-être pas, mais tous les esprits de la nature, tous les esprits lumineux le voient de loin, et ils accourent pour l’aider dans sa tâche. »

Omraam Mikhaël Aïvanhov