Pensée du vendredi 23 juin

« La vie quotidienne de la plupart des humains est faite de réclamations, de luttes, de tourments, de rancunes.
Pourquoi ?
Parce que leur champ de conscience est tellement étroit et limité que rien ne leur paraît plus important que leurs soucis, leurs ambitions, leurs convoitises, leurs querelles.
Ils ne voient pas l’immensité du ciel au-dessus d’eux, tout cet espace infini…
S’ils voulaient bien lever les yeux, ils s’arracheraient à ces limitations et respireraient enfin librement.
Il s’agit donc simplement d’une orientation du regard : ne plus tellement le diriger vers le bas, mais vers le haut.

Celui qui pense à l’infini, à l’éternité, commence à sentir que quelque chose en lui plane au-dessus de tout, que rien ne pourra plus lui faire de mal, aucune vexation, aucune offense, aucune perte, car il est en train de s’éveiller à une conscience nouvelle. »

Omraam Mikhaël Aïvanhov

Pensée du jeudi 22 juin

« Celui qui sort de chez lui pour rencontrer les autres s’efforce d’être présentable dans ses vêtements, ses mimiques, ses gestes, ses paroles.
Mais s’il est seul chez lui, comme personne n’est là pour le regarder, il se laisse aller.
En réalité, est-il vraiment seul ?
Non, il est habité par tout un peuple, ses cellules, qui sont des entités vivantes et intelligentes.
Ce peuple l’observe et son regard est beaucoup plus sévère que celui de la société, car ce ne sont pas ses vêtements ou ses gestes bien étudiés qui l’impressionnent, mais ce qu’il est, lui, profondément.

Pensez plus souvent à prendre en considération ce peuple qui est en vous, car s’il sent que vous vous laissez intérieurement aller à la paresse, à la sensualité, au désordre, à la violence, il se dit :
« Puisque c’est l’exemple que notre maître nous donne, on va l’imiter, il va voir ce qu’il va voir ! »
Et voilà la révolution, non seulement dans votre organisme psychique mais dans votre organisme physique aussi.
Alors qu’au contraire, si vous savez lui donner le bon exemple, ce peuple est capable de faire des merveilles. »

Omraam Mikhaël Aïvanhov

Pensée du mercredi 21 juin

« Pourquoi regardons-nous le matin, le soleil se lever ?
Pourquoi nous concentrons-nous sur lui ?
Pour apprendre à mobiliser toutes nos pensées, tous nos désirs, toutes nos énergies, et à les orienter en vue de la réalisation du plus haut idéal.

Celui qui travaille à unifier la multitude des forces chaotiques qui le tiraillent dans tous les sens, afin de les lancer dans une direction unique, lumineuse, salutaire, devient un foyer tellement puissant que sa présence, comme le soleil, est capable de rayonner à travers l’espace.
Quand il est parvenu à maîtriser les tendances de sa nature inférieure, il étend ses bienfaits sur l’humanité tout entière, et il devient lui-même un soleil.
Il vit dans une telle liberté qu’il élargit à l’infini le champ de sa conscience et tous bénéficient de la surabondance de lumière et d’amour qui émane de lui. »

Omraam Mikhaël Aïvanhov

Pensée du mardi 20 juin

« Lisez la vie des saints, des prophètes, des Initiés ; tous sont passés par de terribles épreuves.
Certains qui en comprenaient le sens ne se décourageaient pas, ne se révoltaient pas : ils savaient que ces épreuves leur ouvraient le chemin de la divinisation.
Tandis que d’autres, qui n’avaient pas encore suffisamment de lumière, étaient accablés, et même quelquefois se révoltaient : pourquoi le Ciel ne venait-il pas à leur secours ?
Ils lui avaient tout sacrifié et il les abandonnait !…

Ce qui manque souvent chez les spiritualistes, c’est le vrai savoir.
Ils pensent que parce qu’ils ont consacré leur vie à Dieu, ils vont voir couler des ruisseaux de lait et de miel, recevoir des vêtements blancs et des couronnes, etc.
C’est vrai que l’on trouve dans la Bible de pareilles promesses, et c’est vrai aussi que cela arrivera… mais seulement quand ils auront triomphé de tous les obstacles !
En attendant, quelles que soient ses épreuves et ses souffrances, celui qui possède la vraie lumière doit apprendre à les faire servir pour son évolution. »

Omraam Mikhaël Aïvanhov

Pensée du lundi 19 juin

« Celui qui est amoureux n’a aucun doute sur ce qu’il ressent.
Pourtant, il ne voit pas son amour, il ne le touche pas, car le sentiment est quelque chose d’impalpable.
Et celui qui a une opinion, des convictions, est-ce qu’il les voit, est-ce qu’il les touche ?
Non, pourtant il est prêt parfois à se battre et à mourir pour elles.
Quant à celui qui dit : « En mon âme et conscience, je condamne cet homme », il porte un jugement lourd de conséquences au nom de quelque chose qu’il n’a non plus jamais vu.
Comment se fait-il qu’il attache soudain une telle importance à cette âme et à cette conscience qui sont invisibles ?

Même s’ils ne s’en rendent pas compte, les humains ne croient qu’à des choses invisibles, impalpables : tous sentent, aiment, souffrent, pleurent, se réjouissent pour des raisons et des causes invisibles…
Alors, comment certains peuvent-ils prétendre qu’ils croient seulement à ce qu’ils voient, à ce qu’ils touchent ?
Quelle contradiction !… »

Omraam Mikhaël Aïvanhov

Pensée du dimanche 18 juin

« Vous avez un arbre dans votre jardin : vous pouvez passer plusieurs fois par jour devant lui sans faire attention à lui, comme s’il faisait partie d’un décor de théâtre en carton ou en plâtre.
Mais vous pouvez aussi avoir conscience que c’est une créature vivante, et même, vous approcher de lui pour le saluer, lui parler, vous pénétrer de ce qu’il représente.

Vous direz : « Saluer un arbre, lui parler, mais pourquoi ? »
Bien sûr, physiquement, pratiquement, cela ne change rien.
Les changements se produisent dans les plans subtils ; l’arbre s’enrichit de votre présence, en même temps que vous vous enrichissez de la sienne.
Et c’est même vous qui gagnez le plus : vous entrez en communication avec cette vie qui circule depuis ses racines jusqu’aux extrémités de ses branches.
Puis, vous faites aussi connaissance avec les entités qui l’habitent et qui prennent soin de lui.
Car des entités s’occupent d’entretenir la vie partout dans la nature. »

Omraam Mikhaël Aïvanhov

Pensée du samedi 17 juin

« Ne cherchez pas la clairvoyance par les moyens et les méthodes de l’occultisme.
Car la véritable clairvoyance, les yeux véritables se trouvent dans le cœur : c’est l’amour qui ouvre les yeux.
La femme qui aime un homme voit en lui des choses que personne d’autre ne voit.
Et si elle le trouve pareil à une divinité, ne lui dites pas qu’elle se trompe.
Objectivement, sans doute, elle se trompe.
Mais si elle paraît exagérer les vertus et les beautés de celui qu’elle aime, c’est qu’elle le voit tel que Dieu l’a créé à l’origine, ou tel qu’il sera quand il retournera dans le sein de l’Éternel.

On n’a pas encore compris la puissance de l’amour qui ouvre les yeux de l’âme.
Celui qui veut devenir clairvoyant doit apprendre à aimer.
Il faut que son cœur appelle au secours comme les aveugles de l’Évangile qui imploraient Jésus : « Aie pitié de nous, Fils de David ! »
Lancez un appel, et un jour la lumière cosmique viendra et vous demandera :
« Que veux-tu que je fasse pour toi ? –
Que mes yeux s’ouvrent ! » Et vous serez exaucé : vos yeux s’ouvriront. »

Omraam Mikhaël Aïvanhov

Pensée du vendredi 16 juin

« Sous prétexte d’indépendance, de liberté, beaucoup de personnes refusent de participer à la vie collective.
Eh bien, ces personnes ne savent pas à quel point, au contraire, elles se limitent.
Comme des enfants, elles se meuvent dans le petit cercle de leurs sentiments, de leurs désirs, de leurs convoitises.
Quelle pauvreté, quelle misère !
Cet état de limitation est normal pour l’enfant, mais il ne l’est pas pour l’adulte.

L’adulte doit se montrer capable de penser à d’autres êtres : d’abord, bien sûr, une famille, mais aussi des voisins, des amis, des collègues de travail, des concitoyens… et même là, c’est encore très peu.
Le cercle doit s’élargir de plus en plus et, au-delà de la patrie, de la race, s’étendre à l’humanité entière… jusqu’à embrasser l’univers, l’infini…
Rares sont les êtres qui sont parvenus au-delà de toutes les limitations, ceux dont les pensées, les désirs tendent vers l’universalité, mais voilà dans quel sens il faut s’efforcer de travailler. »

Omraam Mikhaël Aïvanhov

Pensée du jeudi 15 juin

« La syllabe « Om » correspond à ce que, dans la tradition occidentale, nous appelons le Logos, le Verbe créateur.
Dans la tradition hindoue, elle représente le son originel et elle est associée à Kalahamsa, cet oiseau mythique qui a pondu l’œuf primordial d’où est sorti l’univers.

« Om » est une syllabe aux vibrations très puissantes dont les hindous ont fait un mantra.
Ils la répètent inlassablement dans leurs méditations.
Vous pouvez, vous aussi, prononcer ce mantra soit à voix haute, soit mentalement : vous vous concentrez sur ce mot sans penser à rien d’autre et vous répétez : Om, Om, Om…
Vous pouvez aussi l’associer à un exercice de respiration : vous inspirez par le nez en prononçant mentalement quatre fois Om, puis vous expirez par la bouche très lentement en répétant encore quatre fois Om.
À la fin de cet exercice, vous vous sentez apaisé et rechargé d’énergies.

La syllabe Om peut se développer en A-ou-m et c’est sous cette forme que nous la chantons.
Celui qui est conscient du pouvoir des sons, arrive peu à peu à sentir que ce chant inscrit dans son âme a des formes parfaites. »

Omraam Mikhaël Aïvanhov

Pensée du mercredi 14 juin

« Quand une difficulté se présente à vous ou quand on vous annonce un événement désagréable, observez vos réactions…
Aussitôt, intérieurement, c’est tout un mécanisme qui se met en marche : vous commencez à vous inquiéter, à imaginer le pire, et c’est ainsi que, par votre faute, ce qui n’était qu’un petit caillou finit par devenir un énorme rocher qui obstrue votre chemin.
Ce n’est pas raisonnable…

À l’avenir, soyez vigilant : à l’instant où on vous annonce une nouvelle désagréable, où vous vous trouvez devant une mauvaise surprise, au lieu de vous laisser tout de suite aller à la colère, au découragement ou au chagrin, arrêtez-vous et dites : « Je vais attendre, ce n’est peut-être pas si grave, les choses peuvent s’arranger… »
Ainsi, au lieu de donner à cet événement des proportions démesurées et d’être écrasé avant même qu’il se produise, vous vous renforcez.
Pourquoi être toujours sûr non seulement du mal, mais même du pire ? »

Omraam Mikhaël Aïvanhov